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  Edito   

Un si grand sacrifice !

En juillet 1941, à Auschwitz, un homme s’évade du bloc 14 où se trouve Maximilian Kolbe, prisonnier pour ses engagements religieux. En représailles, les nazis sélectionnent dix hommes du même bloc et les condamnent à mourir de faim et de soif. Le père Kolbe se porte volontaire pour remplacer l’un d’entre eux, un père de famille, et le sauver d’une mort inexorable. Les nazis enferment les dix otages dans un bunker, sans nourriture ni eau. Maximilian Kolbe sera le dernier du groupe à mourir.

Vendredi 23 mars 2018, dans l’Aude, un terroriste djihadiste tue trois personnes avant de s’enfermer avec des otages dans un magasin à Trèbes. Il faut s’attendre à ce qu’il ne leur laisse aucune chance, car il est décidé à mourir en martyr. Ceux-ci sont donc condamnés, car aucun dialogue n’est possible avec lui. Un officier de gendarmerie entre alors dans le magasin, désarmé, et se propose de prendre la place du dernier otage, une hôtesse de caisse. Etonnamment, le terroriste accepte et libère la jeune femme. L’officier entame alors un tête-à-tête de trois heures avec lui dans l’espoir, l’otage étant libéré, de l’amener à la raison, de l’arraisonner et de limiter la tuerie. Mais nous connaissons la fin de l’histoire : le colonel Arnaud Beltrame y laisse la vie, égorgé comme un animal et abattu de plusieurs balles.

Ces deux histoires, dramatiquement réelles, prennent une figure de parabole vivante tant elles font penser à un autre sacrifice consenti, celui du Christ, mort sur une croix il y a 2000 ans. Ces sacrifices ont plusieurs points en commun :

  • le libre choix de celui qui se sacrifie ;
  • la lucidité face à l’issue et à l’irréversibilité probable du geste ;
  • le sens sacré de la mission qui doit être menée à son terme ;
  • l’amour de la vie contre les pulsions de la mort ;
  • la tolérance, qui accepte que l’autre puisse penser et vivre différemment de soi ;
  • le désintéressement complet : rien n’est attendu en retour ;
  • l’honnêteté envers soi-même et ses propres engagements ;
  • l’affrontement entre un déchaînement des forces du mal et une attitude de résistance pour une cause non négociable : la liberté et la vie de l’autre ;
  • le courage face à la lâcheté.

De tels sacrifices résonnent longtemps dans la mémoire humaine et leurs effets se font sentir pendant des décennies, voire des siècles. Des millénaires même, pour celui de Jésus.

C’est également ainsi, avec le temps, que naissent les légendes. Mais qui pourrait penser que le geste d’Arnaud Beltrame ou que celui de Maximilian Kolbe en soit une ? Le risque est grand de considérer la mort de Jésus comme une légende, car c’en serait fait alors de l’espérance qu’elle apporte.

Roland Fayard

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